Sorties de la semaine

[K-Drama] 2020 – Semaine 21

J’avance tranquillement dans Five enough et je suis à jour dans Oh my baby. J’aime beaucoup regarder ces deux dramas. ^_^

Old school intern

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Old school intern

Diffusion : Mercredi & Jeudi
Chaîne : MBC
Épisodes : 32 épisodes x 30 minutes (deux épisodes à la suite)

Attentes : Ce drama est une comédie de bureau avec Park Hae Jin, Kim Eung Soo, Han Ji Eun et Park Ki Woong. Un jeune employé ne peut soumettre ses idées à son manager qui les ignore complètement. Il quitte alors l’entreprise et trouve le succès dans une autre compagnie. Son ancien patron va se retrouver employé par cette compagnie, sous ses ordres. Il va bien entendu se venger… Nam Sung Woo est à la réalisation et Shin So Ra à l’écriture. L’équipe technique est débutante mais bénéficie d’un casting aguerri. Le drama peut se révéler drôle mais j’attendrai qu’il soit diffusé entièrement avant de tenter.

Mystic pop-up bar

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Mystic pop-up bar

Diffusion : Mercredi & Jeudi
Chaîne : JTBC
Épisodes : 12 épisodes x 60 minutes

Attentes : Ce drama fantastique est basé sur le webtoon Ssanggabpocha de Bae Hye Soo. Une mystérieuse propriétaire possède un petit établissement où les humains et les morts peuvent venir se rassasier et partager leurs histoires. Hwang Jung Eum , Yook Sung Jae et Choi Won Young ont les rôles titres. Ha Yoon Ah est à l’écriture et Jun Chang Geun à la réalisation. Le scénario me plaît bien, le casting aussi, peu d’épisodes….cela semble un combo gagnant ?

Team bulldog: off-duty investigation

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Team bulldog: off-duty investigation

Diffusion : Samedi & Dimanche
Chaîne : OCN
Épisodes : 12 épisodes x 60 minutes

Attentes : Ce drama d’action s’intéresse à une équipe particulière qui se rassemble pour résoudre des affaires classées : un détective de police obstiné, un producteur enthousiaste d’une émission d’enquête télévisée, un ancien profileur criminel, un combattant légendaire et un ancien pathologiste font équipe. Ils sont interprétés par Cha Tae Hyun, Lee Sun Bin, Jung Sang Hoon, Yoon Kyung Ho et Ji Seung Hyun. Kang Hyo Jin est à la réalisation et le duo Lee Yoo Jin et Jung Yoon Sun est à l’écriture. Il n’est pas mentionné de comédie dans les genres du drama mais au vu des postes et des trailers, l’équipe n’a pas l’air forcément très sérieuse… J’attends les premiers avis pour savoir si je tente ou non.

Et toi, qu’as-tu testé ? Que me conseilles-tu parmi ces sorties ?

Films·Avis·Les femmes coréennes dans la production audiovisuelle

[K-Movie] Sisters on the road

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Sisters on the road

Titre original: 지금, 이대로가 좋아요 / Jigeum, idaeroga johayo
Pays: Corée du Sud
Genre: Comédie dramatique
Durée: 96 minutes
Sortie: 23 Avril 2009
Réalisatrice: Boo Ji Young
Scénariste: Boo Ji Young
Producteur: Park Soon Hong
Compositeur: Choi Seung Hyun
Directeur de la photographie: Kim Dong Eun
Société de production: DNA Production
Casting principal: Shin Min Ah (Park Myung Eun), Gong Hyo Jin (Oh Myung Ju), Kim Sang Hyun (Hyun Ah), Choo Kwi Hung (Hye Sook), Moon Jae Woon (Hyun Sik), Bae Eun Jin (Seung Ah)

Sisters on the road est un film indépendant qui a été projeté au festival du film international de Pusan en 2008. Sorti en salle en 2009, il a cumulé un taux d’audience de 21 645 personnes. Ce road movie s’intéresse à la réconciliation de deux demi-sœurs et à la maturité de la plus jeune.

Le film s’ouvre sur les deux héroïnes et les présente de manière contrastée. Elles sont vues en train de commencer leur journée. Myung Eun exerce un travail de bureau où beaucoup de choses lui sont demandées avec un patron qui ne peut se passer d’elle. Elle n’est clairement pas épanouie. Sous ses extérieurs de dureté, elle cache sa douleur d’avoir été abandonnée par son père. Myung Ju possède une poissonnerie. Elle est de nature plus enjouée. Mère célibataire, elle élève seule sa fille Seung Ah.

Un appel téléphonique les stoppe sur leur lieu de travail pour leur annoncer une mauvaise nouvelle. Elles se retrouvent pour la première fois depuis longtemps à l’occasion des funérailles de leur mère. Myung Eun est de retour sur l’île de Jeju, dans la maison de leur enfance, où elle a grandi avec sa soeur aînée d’une dizaine d’années, sa mère, et Hyun Ah, une femme qui est arrivée alors qu’elle n’était qu’une enfant et qui est considérée comme leur famille. Myung Eun et Myung Ju s’adressent à elle comme leur tante.

Les personnalités des deux sœurs sont très différentes. La plus âgée, Myung Ju, n’hésite pas à vivre comme elle l’entend. Elle est gentille et très sociable bien qu’immature. La plus jeune, Myung Eun, était une élève studieuse qui a grandi en n’acceptant pas d’être considérée comme une fille illégitime. Ses blessures ont fait d’elle quelqu’un dans la retenue. Les deux sœurs ont une relation assez conflictuelle, basée notamment sur des non-dits. Myung Eun n’accepte pas le caractère libéré de sa sœur alors qu’elle même souffre. Elle a honte que celle-ci soit devenue mère célibataire alors qu’elle n’était encore qu’une lycéenne et qu’elle continue le schéma familial. Quant à Myung Ju, elle cache aussi certains secrets.

Le père de Myung Ju est décédé quand elle n’était qu’une enfant. Sa mère a fait la connaissance de Park Hyun Sik, le père de Myung Eun, qui a tout de suite aimé la fillette. Il jouait avec elle et il rendait sa mère heureuse. Myung Eun est aussi jalouse de son aînée, qui a connu son père, alors qu’il l’a abandonnée. Lorsque les funérailles sont terminées, la famille trie les affaires de leur mère. Myung Eun décide alors de partir à la recherche de son père pour comprendre pourquoi il est parti. Pour cela, elle implique Myung Ju. Si celle-ci hésite à l’accompagner, elle le fait par culpabilité et par son devoir d’aînée.

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La route des deux sœurs est longue, entre trajets en bateau et en voiture. Pendant leur voyage, elles se disputent sur leurs différences et expriment enfin les non-dits qui pesaient sur elles. En se parlant, en se remémorant leur passé, en partageant leurs secrets, elles finissent par s’accepter telles qu’elles sont.

Le film suit les deux sœurs pendant leur voyage. Cependant, il n’est pas que linéaire puisqu’il montre aussi des scènes de leur passé sur plusieurs temporalités différentes. Celles-ci sont toutes importantes pour comprendre leurs relations familiales et ce qui a fait ce qu’elles sont aujourd’hui. De plus, alors que les deux sœurs sont sur le continent, la vie de Seung Ah et Hyun Ah est aussi montrée. La fille de Myung Ju semble connaître son père mais ne l’apprécie pas, le fuyant dès qu’elle le voit. Le film ne résolve pas vraiment cette relation puisque ce n’est pas son sujet principal.

Une dispute sous la pluie atteint son apogée lorsque des mots durs sont échangés. Le climax ne peut que retomber ensuite. Après quelques plans rapprochés de scènes de paysage ou de décors passées lors de leur voyage, les héroïnes sont calmées et prennent le temps de se parler. Myung Eun découvre enfin la vérité. Elle trouve des réponses, certainement différentes de celles qu’elle attendait. Elle peut enfin laisser libre cours à ses larmes, repenser à son passé de manière plus sereine, et apprendre qui elle est vraiment et ce qu’elle souhaite dans la vie. Avec son twist inattendu, le film permet de réfléchir autrement sur le passé des personnages.

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Le film dans son ensemble est plutôt lent, axé sur ses personnages. La musique est quasiment absente. Je l’ai principalement notée lorsque les deux sœurs commencent leur trajet en voiture, en la voyant s’éloigner sur la route. Le film n’est pas pour autant silencieux car il y a beaucoup de dialogues entre les deux sœurs cependant les scènes de silence sont aussi importantes. Le bruit a aussi son intérêt, notamment lors de la scène de la dispute où la pluie absorbe les paroles des deux sœurs.

I realize now that [his] long journey has finally ended. Mine begins now.

Myung Eun et Myung Ju ont toujours été une famille. Elles se sont retrouvées grâce à ce périple. Et surtout, Myung Eun a trouvé la personne qui a toujours été à ses côtés. La famille prend des formes différentes. Et si celle de Myung Eun n’est pas ordinaire, elle a toujours formé une famille.

Ressenti : ★★★☆☆

Les femmes coréennes dans la production audiovisuelle·Réalisateurs & Réalisatrices

[K-Director] Boo Ji Young

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Nom : 부지영/ Boo Ji Young
Pays : Corée du Sud
Date de naissance : 16/09/1971

Boo Ji Young est née le 16 septembre 1971 en Corée du Sud. Elle est diplômée de l’université pour femmes Ewha ainsi que de la Korean Academy of Film Arts. Elle a commencé sa carrière en réalisant des films indépendants ainsi qu’en faisant partie de l’équipe de plusieurs films comme La Vierge mise à nu par ses prétendants de Hong Sang Soo (2000) et Untold scandal de Lee Jae Young (2003). Elle a réalisé plusieurs courts-métrages, Tears (2002) a remporté un award spécial au festival du court-métrage de Daegu.

Son premier long-métrage, Sisters on the road (2009), examine les pensées et l’état de la féminité dans la société sud-coréenne moderne. Le film a été invité à plusieurs festivals dont plusieurs dédiés aux femmes. Elle a participé à plusieurs omnibus et elle a créé un documentaire avec plusieurs autres réalisatrices, Myselves : the actress no makeup project (2012), montrant leur visage à travers leur travail.

S’intéressant aux questions liées aux femmes et aux travailleurs, elle a réalisé en 2014 le film Cart basé sur de réels événements. Diffusé dans plusieurs festivals, le film raconte l’histoire de plusieurs femmes s’unissant contre leur entreprise les ayant injustement licenciées. Elle espère qu’avec ce film les gens penseront aux personnes ordinaires, qui sont comme nos mères, nos soeurs et nos voisines.

D’une manière générale, un film réalisé par une réalisatrice a tendance à s’appeler « cinéma féminin », alors que si vous pensez à un film d’action mettant en scène un groupe de gars, les gens ne l’appellent pas « cinéma masculin ». J’espère que, même si beaucoup de femmes apparaissent dans mon film, il ne sera pas classé comme « cinéma féminin ». – Boo Ji Young

Filmographie :

  • 우리 지금 만나 – Let us meet now (2019)
  • 여보세요- HELLO (2018)
  • 카트 – Cart (2014)
  • 나 나 나 : 여배우 민낯 프로젝트 – Myselves : the actress no makeup project (2012)
  • 애정만세: 산정호수의 맛- Short! Short! Short! 2011 / A time to love : Moonwalk (2011) (omnibus)
  • 사랑의 묘약 – Love potion (2011)
  • 지금, 이대로가 좋아요 – Sisters on the road (2009)
  • 눈물 – A drop of clear salty liquid / Tears (2002)
  • 싸게 사는 법 – The way they are (2001)
  • 김옹의 시험 – His humming (2000)
  • 불똥 – Spark (1997)

Sources :
Korean Film Council
Daum
TIFF
Wikipedia EN

Les incontournables

Les incontournables – Chine – 2014

Voici le nouvel article du projet Les incontournables (explications). ^_^ Vous pouvez retrouver dans ce billet les dramas chinois de 2014 ayant été jugés incontournables par les dramavores francophones. Je remercie tous les participants d’avoir pris le temps de voter et j’espère vous retrouver pour les éditions suivantes.

Participants : YunHa, JustB et Busanblue.

Voici le drama qui n’est pas dans le classement mais qui a tout de même comptabilisé une voix : Perfect couple.

Et voici le classement :

  • Dramas avec 2 voix : Like love, Loving, Never forgetting
  • Drama avec 3 voix : Boss & me

2ème place à égalité :

1ère place :

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Boss & me

Je découvre l’existence de Loving, Never Forgetting (ou je l’avais totalement occulté de ma mémoire) et je reconnais l’affiche de Like love même si je n’ai pas beaucoup entendu parler de ce drama. Boss & me est par contre dans ma wishlist depuis très longtemps et je pense qu’il devrait me plaire.

Est-ce que vos dramas incontournables font partie de cette sélection ?

Le sondage pour les dramas thaïlandais de 2014 ET 2013 vient de démarrer.

Sorties de la semaine

[K-Drama] 2020 – Semaine 20

J’ai seulement avancé un peu dans Five enough car c’est le seul drama que j’ai envie de voir en ce moment. J’ai sinon commencé Oh my baby qui s’annonce prometteur.

Oh my baby

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Oh my baby

Diffusion : Mercredi & Jeudi
Chaîne : tvN
Épisodes : 16 épisodes x 60 minutes

Impressions : C’était la sortie qui me tentait le plus en mai et les premiers épisodes m’ont conquise. J’ai hâte de voir la suite ! Jang Na Ra incarne une rédactrice d’un magazine pour les parents. A 39 ans, elle n’est toujours pas mariée. Elle désespère de réussir à trouver un mari mais elle n’en a pas forcément besoin d’un pour être heureuse. Cependant, elle désire être mère et c’est sa dernière chance pour le devenir. Autour d’elle naviguent trois hommes : Go Joon, un photographe indépendant de renom avec qui la première rencontre s’est mal passée, Park Byung Eun, son ami d’enfance, récemment divorcé et père célibataire, et Jung Gun Joo, un jeune collègue. Je mise tout sur Go Joon ! Leur relation hostile a déjà fait place à du soutien. Park Byung Eun pourrait avoir ses chances mais ils semblent vraiment trop se considérer comme frère et sœur pour cela. J’avoue que j’aimerais beaucoup que leur relation reste fraternelle des deux côtés. Quant à Jung Gun Joo, il est un peu inexistant pour le moment. Jang Na Ra souhaite toutefois avant tout devenir mère mais je ne crois pas que des procédures de FIV existent en Corée du Sud pour des femmes célibataires (vu comment elles sont considérées ! et le fait que jusqu’à récemment il était indiqué né hors-mariage sur le certificat de naissance d’un enfant né d’une mère célibataire…). Du coup, son désir d’enfant va être étroitement lié au fait de trouver un père pour celui-ci… Je suis curieuse de voir comment tout cela va être mené. Pour l’instant, le drama a été plus poignant que comique mais il y a quelques moments drôles.

Wind, cloud and rain

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Wind cloud rain

Diffusion : Dimanche
Chaîne : TV Chosun
Épisodes : 24 épisodes x 60 minutes

Attentes : Ce drama historique est basé sur le roman éponyme sérialisé de Lee Byung Joo. Il a déjà bénéficié d’une adaptation de 1989. Il suit la vie du lecteur de visage Park Shi Hoo qui va transformer Joseon. Yoon Sang Ho est à la réalisation et Bang Ji Young à l’écriture. Il ne m’attire pas du tout.

Et toi, qu’as-tu testé ? Que me conseilles-tu parmi ces sorties ?

Avis·Films·Les femmes coréennes dans la production audiovisuelle

[K-Movie] The way home

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Titre original: 집으로 / Jibeuro
Titre français: Jiburo – Sur le chemin de la maison
Pays: Corée du Sud
Genres: Famille, Comédie dramatique
Durée: 87 minutes
Sortie: 4 Avril 2002
Réalisatrice: Lee Jeong Hyang
Scénariste: Lee Jeong Hyang
Producteurs: Wang Jae Woo et Whang Woo Hyun
Compositeurs: Kim Dae Hong et Kim Yang Hee
Directeur de la photographie: Yun Heung Sik
Société de production: Tube Entertainment
Société de distribution: CJ Entertainment
Casting principal: Kim Eul Boon (la grand-mère), Yoo Seung Ho (Sang Woo)

Je souhaitais faire le portrait d’une grand-mère proche de la nature qui nous donne la vie et nous aide à grandir. Je voulais absolument que les lieux de tournage restent les plus authentiques possibles et que la grand-mère soit quelqu’un qui donne de manière inconditionnelle. – Lee Jeong Hyang [1]

Comme la plupart des projets de Lee Jeong Hyang, Jiburo a muri pendant quelques années avant de voir le jour. Ce récit à la portée universelle est dédié à toutes les grands-mères comme le précise la dédicace de fin « En hommage à toutes les grands-mères ». Son rôle était donc très important à pourvoir. La réalisatrice a commencé par chercher le lieu du tournage. En effet, la majorité de l’action du film se passe dans un petit village. Elle a choisi Jeetongma, dans la province de Gyeongsang. Dans un village voisin où ne résidaient que huit familles, essentiellement composées de personnes âgées, elle fait la connaissance de Kim Eul Boon qui n’avait jamais vu un film de sa vie. Elle l’a convaincu d’interpréter son rôle titre. Les autres interprètes étaient aussi des acteurs amateurs à l’exception du rôle central joué par Yoo Seung Ho (qui a aujourd’hui la carrière qu’on lui connaît !). Ce dernier, comme son personnage, n’était pas habitué à la campagne. Au début du tournage, il avait très peur des sangsues qui pullulaient mais plus tard il finit par les utiliser pour réaliser des farces aux membres de l’équipe. [1]

Le tournage initialement prévu pour durer deux mois a duré trois fois plus de temps en raison de la météo et des lieux peu praticables mais surtout pour la méthode de travail employée par la réalisatrice. Lee Jeong Hyang souhaitait respecter la chronologie des scènes et non procéder par lieux afin de privilégier l’évolution de la relation des personnages au fil de l’histoire.

Je pensais au départ que le tournage ne dépasserait pas deux mois mais en réalité il a duré six mois. Je ne voulais pas tourner les scènes en les regroupant par lieu comme on le fait traditionnellement au cinéma. Je voulais tourner dans l’ordre chronologique de l’histoire pour saisir au mieux l’évolution subtile des émotions et des relations entre les personnages. – Lee Jeong Hyang [2]

Pour réaliser son film, Lee Jeong Hyang a privilégié le plan fixe. Les personnages sont aussi souvent filmés en plan rapproché ce qui permet de mettre en valeur les relations entre la grand-mère et son petit-fils. Les plans plus larges sont plus descriptifs. J’ai apprécié de voir l’aspect très rural de ce petit village coréen. Le contraste entre le monde urbain et le monde campagnard est très fort.

Au début du film, une mère célibataire, en proie a des difficultés financières, décide de laisser son fils de sept ans avec sa mère muette dans un village très reculé et dans une maison isolée. Ayant fui la maison familiale très jeune, la mère présente le petit-fils à sa grand-mère pour la première fois. Les laissant seuls tous les deux, avec quelques jouets et de la nourriture pour son fils Sang Woo, elle regagne la ville. Le jeune garçon n’accepte pas cette décision et déverse sa frustration sur sa grand-mère.

Sang Woo est un garçon capricieux. Habitué à la vie citadine, l’acclimatation à la vie rurale est très rude. Il n’a plus son confort habituel. Ses premières journées sont occupées par ses jeux vidéos et ses divers jouets mais lorsque les piles rendent l’âme, il s’ennuie. Sa grand-mère est une très vieille femme muette qu’il ne connaît pas et qui mène une vie très éloignée de celle à laquelle il est habitué. Il se montre hostile envers sa grand-mère, lui jouant des mauvais tours ou l’insultant. Pour autant, celle-ci demeure imperturbable. La grand-mère éprouve pour lui un amour inconditionnel. Elle tente tant bien que mal d’accéder à ses demandes. Très pauvre et diminuée physiquement, elle sacrifiera pourtant son argent et fera de nombreux efforts pour que son petit-fils puisse obtenir ce qu’il désire. Même s’ils ont des difficultés à communiquer, elle ne renonce pas à lui. Elle ne sait lire ni écrire, elle est très lente dans tous ses gestes, mais elle fait preuve d’une grande tendresse.

La nouvelle vie de Sang Woo s’écoule lentement. Il essaye de se lier d’amitié avec les quelques enfants du village, notamment une fillette de son âge. Il est jaloux d’un garçon qui est très proche d’elle. Peu à peu, il se rapproche de sa grand-mère, remarquant ses gestes désintéressés. Le chemin à parcourir a été long. Lorsqu’un pas en avant était fait, un pas en arrière n’était jamais loin. Le spectateur est souvent révolté du comportement de Sang Woo. La grand-mère laisse passer tous les actes de violence et fourberie de Sang Woo envers elle. Cette lente évolution est cependant touchante à voir. La réalisation montre la complicité qui se tisse petit à petit entre Sang Woo et sa grand-mère, notamment à travers des moments humoristiques.

Lorsque Jiburo se terminera, vous aurez certainement le sourire aux lèvres. Vous repenserez avec compassion à cette grand-mère mais aussi à vos propres ancêtres. A ce qu’ils ont sacrifié pour vous permettre d’être qui vous êtes aujourd’hui.

Ressenti : ★★★☆☆

Sources :
[1] Festival de Clermont
[2] Divers dossiers pédagogiques sur le film

Les femmes coréennes dans la production audiovisuelle·Réalisateurs & Réalisatrices

[K-Director] Lee Jeong Hyang

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Nom : 이정향 / Lee Jeong Hyang
Pays : Corée du Sud
Date de naissance : 13/04/1964

Lee Jeong Hyang est née le 13 avril 1964 en Corée du Sud. Passionnée depuis son adolescence par le cinéma, elle a décidé d’en faire son métier. Elle a étudié dans le département de littérature française à l’université de Sogang avant d’obtenir son diplôme à l’Académie coréenne des arts du film (KAFA) en 1988. Elle a réalisé en 1987 le court-métrage My name is Sang Woo et en 1989 le film documentaire A place for Eve. Elle a écrit et réalisé tous ses longs-métrages.

Elle a travaillé comme assistante réalisatrice sur Like rain, like music de Ahn Jae Seok (1992) et Declaration of genius de Lee Jang Ho (1995). C’est à cette époque qu’elle a commencé à écrire le scénario de son premier long métrage: Art Museum by the Zoo (1998). Sorti le 19 décembre 1998, le film est devenu le cinquième film le plus rentable de l’année. Cette comédie romantique semi-autobiographique s’intéresse à deux étrangers qui finissent par vivre ensemble et écrivent un scénario sur leur relation. Les acteurs principaux du film ont remporté plusieurs prix.

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Son deuxième long métrage, The Way Home (2002), est certainement son plus grand succès à ce jour. Le film raconte l’histoire d’un garçon né en ville qui va vivre avec sa grand-mère muette et âgée dans son village rural. Le jeune adolescent a du mal à surmonter les différences de style de vie mais finit par apprécier le mode de vie plus simple et plus traditionnel. Le film a séduit un large public, devenant le deuxième film coréen le plus rentable de l’année. Il a ensuite remporté le prix du meilleur film et du meilleur scénario original aux Grand Bell Awards.

Elle prend ensuite une pause avant de continuer en 2004 le scénario de A reason live (2011). Le film dépeint les émotions conflictuelles d’une femme qui a pardonné à un adolescent ayant tué son fiancé dans un délit de fuite. Elle réalise un documentaire pour abolir la peine de mort. Le film a été présenté à l’ouverture du 16ème festival international du film de Busan.

Filmographie :

  • 오늘 – A reason to live (2011)
  • 집으로 – The way home (2002)
  • 미술관옆 동물원 – Art museum by the zoo (1998)
  • 이브의 설 자리 – A place for Eve (1989)
  • 내 이름은 상우 – My name is Sang Woo (1987)

Sources :
Korean Film Council
Wikipedia EN