Les femmes coréennes dans la production audiovisuelle·Réalisateurs & Réalisatrices

[K-Director] Lee Kyung Mi

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Nom : 이경미 / Lee Kyung Mi
Noms alternatifs : Lee Kyoung Mi, Lee Kyeong Mi
Pays : Corée du Sud
Date de naissance : 12/1973

Lee Kyung Mi est née en décembre 1976 à Séoul en Corée du Sud. Elle est diplômée de russe de l’université des études étrangères de Hankuk. Après avoir travaillé en entreprise pendant trois ans, elle a rejoint l’école de film, télévision et multimédia de l’université nationale des arts de Corée dont elle est diplômée dans la majeure réalisation cinématographique en 2004. En 2018, elle a épousé Pierce Conran, un journaliste et producteur irlandais-suisse basé à Séoul depuis 2012.

Elle a écrit et réalisé beaucoup de films. Elle a aussi fait quelques apparitions dans des films réalisés par Ryoo Seung Wan, tels que Timeless (2009), The unjust (2010) et The Berlin file (2013). En 2012, elle a été juge  du 11ème festival du court-métrage Mise-en-scène.

Elle a commencé sa carrière en réalisant de nombreux courts-métrages. En 2004, Feel good story, à propos d’une employée chargée de découvrir comment son entreprise peut éviter de payer des impôts, a remporté de nombreux prix dont le Grand Prix et le Prix du public au Festival international du film féminin de Séoul, le Grand Prix. L’année suivante, elle a travaillé comme scénariste et réalisatrice adjointe sur le film Sympathy for lady vengeance de Chan Wook Park.

« J’ai commencé la réalisation sans savoir comment cela fonctionnait. C’est beaucoup plus difficile que je ne le pensais. Vous avez définitivement besoin de la compréhension de votre famille et vous devez être préparé à affronter beaucoup d’adversité. »

Soutenue par le réalisateur Park Chan Wook qui a produit son film et l’a beaucoup encouragée, Lee Kyung Mi a réalisé son premier long métrage en 2008 intitulé Crush and blush. Cette comédie met en scène Gong Hyo Jin en tant que professeur impopulaire qui rougit au moindre problème. Le film a été sélectionné dans plus d’une dizaine de festivals avec différentes mentions et a remporté de nombreuses récompenses dont celles du meilleur nouveau réalisateur et du meilleur scénario des Blue Dragon Film Awards.

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Son deuxième film, The truth beneath, est sorti en 2015. Le thriller met en vedette Son Ye Jin et Kim Ju Hyeok en tant que couple impliqué dans la politique qui se débat avec l’enlèvement de leur enfant lors d’une élection importante. De même, le film a été sélectionné dans de nombreux festivals et a remporté plusieurs prix dont celui du meilleur scénario au festival coréen des femmes dans le cinéma et celui du meilleur réalisateur aux The Korean Association of Film Critics Awards.

Elle a ensuite réalisé en 2017 un court-métrage horrifique, The Lady from 406, avec une femme dans le rôle principal. Elle a réalisé un segment de l’omnibus Persona. Dans Love set, IU et Bae Doo Na s’affrontent dans un match de tennis intense.

Le drama The school nurse files est prévu pour 2020 sur Netflix avec Jung Yoo Mi et Nam Joo Hyuk dans les rôles titres. Tous les deux sont professeurs et la première exorcise les fantômes.

Filmographie :

  • 보건교사 안은영 – The school nurse files (2020)
  • 페르소나 – Persona (2019)
  • 아랫집 – The lady from 406 (2017)
  • 비밀은 없다 – The truth beneath (2016)
  • 미쓰 홍당무 – Crush and blush (2008)
  • 잘돼가? 무엇이든 – Feel good story (2004)
  • 오디션 – Audition (2003)
  • 기억 – Memories (2001)
  • 거짓말 – Lies (2001)
  • Myoung Seok and me (2000)

Sources :
Korean Film Council
Wikipedia EN
Interview de l’Independent

Les femmes coréennes dans la production audiovisuelle·Plannings

[Juillet] Thriller

Petit récapitulatif des thèmes de ce début d’année : les précurseuses, la nourriture, les films d’animation et la famille ! En juillet, le projet Les femmes coréennes dans la production audiovisuelle sera consacré aux thrillers ! J’ai choisi ce thème car il me semblait intéressant de montrer que les femmes réalisent aussi des films de ce type. De plus, ce genre est très vaste et j’ai donc choisi des films variés. Certains sujets sont identiques mais le traitement est différent. Il y a des thrillers policiers avec The whistleblower et The exclusive: beat the devil’s tattoo qui s’intéressent aux médias, le premier lors d’une enquête pour dénoncer un problème et le second lors d’une investigation sur un meurtrier en série. The truth beneath et Missing continuent avec des enlèvements. Pluto est quant à lui un thriller psychologique.

Je vous propose un visionnage commun avec le film The truth beneath de Lee Kyung Mi le vendredi 10 juillet à 21H.

Voici les articles du mois de juillet sur ce sujet :

  • Portrait de Lee Kyung Mi
  • Visionnage commun : The truth beneath
  • Avis sur The whistleblower
  • Portrait de Shin Su Won
  • Avis sur Pluto
  • Conférence : Le cinéma de Shin Su Won, à l’écoute (et à l’image) d’une société coréenne contrastée
  • Portrait de Lee Eon Hee
  • Avis sur Missing
  • Portrait de Roh Deok
  • Avis sur The exclusive: beat the devil’s tattoo

 

Les femmes coréennes dans la production audiovisuelle·Visionnages communs

[Visionnage commun] Waikiki brothers

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Waikiki brothers

Titre original: 와이키키 브라더스 / Waikiki Beuradeoseu
Pays: Corée du Sud
Genre: Drame, Musique
Durée: 109 minutes
Sortie: 27 Octobre 2001
Réalisatrice: Im Soon Rye
Scénariste: Im Soon Rye
Producteurs: Lee Eun, Shin Jae Myung
Compositeur: Choi Sun Sik
Directeur de la photographie: Choi Gi Yeol
Société de production: Myeong Films
Casting principal: Lee Eol (Sung Woo), Hwang Jung Min (Kang Soo), Ryu Seung Beom (Gi Tae), Park Won Sang (Jung Suk), Oh Gwang Rok (Hyun Gu)

Synopsis : Waikiki Brothers est un groupe qui ne va nulle part. Après un autre concert déprimant, le saxophoniste quitte, laissant les trois membres restants – le chanteur et guitariste Sung Woo, le claviériste Jung Suk et le batteur Kang Soo, continuer sur la route. Le groupe se retrouve dans la ville natale de Sung Woo, Suanbo, qui était une station thermale populaire dans les années 80. Le complexe principal est maintenant le Waikiki Hotel, et leur concert à la discothèque de l’hôtel commence bien, jusqu’à ce que Jung Suk et Kang Soo commencent à jouer leurs pires vices.

Dans le cadre du projet Les femmes coréennes dans la production audiovisuelle, je vous propose le visionnage commun du film Waikiki brothers de Im Soon Rye. Le rendez-vous est fixé le vendredi 26 juin à 20H45 heure française. Je vous propose de visionner le film ensemble et d’en discuter sur Discord (lien) en même temps puis après l’avoir terminé. Prévoyez environ deux heures de votre soirée. Par ailleurs, la section commentaires de ce billet sera propice à toute discussion si vous l’avez déjà vu ou ne pouvez pas nous rejoindre.

Les femmes coréennes dans la production audiovisuelle·Visionnages communs

[Visionnage commun] House of hummingbird

House of hummingbird
House of hummingbird

Titre original: 벌새 / Beolsae
Pays: Corée du Sud
Genre: Drame
Durée: 138 minutes
Sortie: 6 Octobre 2018 (projection en festival) / 29 Août 2019
Réalisatrice: Kim Bo Ra
Scénariste: Kim Bo Ra
Productrices: Zoe Sua Cho, Kim Bora
Compositeur: Matija Strniša
Directeur de la photographie: Kang Gook Hyun
Sociétés de production: Epiphany Film, Mass Ornament Films
Casting principal: Park Ji Hoo (Eun Hee), Kim Sae Byuk (Young Ji), Jung In Ki (père de Eun Hee), Lee Seung Yeon (mère de Eun Hee), Park Soo Yeon (Soo Hee – soeur de Eun Hee), Son Sang Yeon (Dae Hoon – frère de Eun Hee)

Synopsis : L’histoire se déroule en 1994 à Séoul, l’année de la coupe du monde, de la mort du leader nord-coréen Kim Il Sung et l’effondrement du pont Seongsu. Eun Hee est la dernière d’une famille de trois enfants. Ses parents dirigent une petite boutique de gâteaux de riz et ne s’occupent pas vraiment d’eux. Alors qu’elle erre, elle fait la rencontre d’une professeure de calligraphie chinoise, Young Ji, qui semble être la seule à la comprendre.

Dans le cadre du projet Les femmes coréennes dans la production audiovisuelle, je vous propose le visionnage commun du film House of hummingbird de Kim Bo Ra. Le rendez-vous est fixé le vendredi 12 juin à 20H30 heure française. Je vous propose de visionner le film ensemble et d’en discuter sur Discord (lien) en même temps puis après l’avoir terminé. Prévoyez environ trois heures de votre soirée. Par ailleurs, la section commentaires de ce billet sera propice à toute discussion si vous l’avez déjà vu ou ne pouvez pas nous rejoindre.

Avis·Films·Les femmes coréennes dans la production audiovisuelle

[K-Movie] The wonder years

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The wonder years

Titre original: 열세살, 수아 / Yeolsesal Soo Ah
Titre alternatif: Thirteen years old
Pays: Corée du Sud
Genre: Famille
Durée: 94 minutes
Sortie: 26 Juillet 2007
Réalisatrice: Kim Hee Jung
Scénariste: Kim Hee Jung
Producteur: Cho Sung Kyu
Compositeur: Kim Jin Man
Directeur de la photographie: Chang Sung Baek
Société de production: Soo Film
Société de distribution: Sponge
Casting principal: Lee Se Young (Soo Ah), Chu Sang Mi (Young Joo), Choi Moo Sung (Yeong Pyo), Kim Yoon Ah (Yoon Sur Young), Yoo Hyun Ji (Ye Rin), Jung Ji Ahn (Eun Ji), Shin Min Gyu (Dae Hyun)

The wonder years, de son titre littéral Soo Ah, treize ans, s’intéresse au passage à l’âge adulte de sa protagoniste. Soo Ah est une adolescente de treize ans en pleine puberté. Affectée par le décès de son père survenu deux ans plus tôt, elle souffre de son absence. Sa mère étant trop occupée à tenir un restaurant pour subvenir à leurs besoins, elle se sent négligée. Soo Ah rêve alors d’une échappatoire à son quotidien.

Il me semble que cette fuite de la réalité prend diverses formes mais elle est surtout synonyme d’une rébellion adolescente. Soo Ah recherche son identité, que ce soit dans l’exploration de sa sexualité, de ses sentiments ou de son origine. Pour cela, elle se révolte contre sa mère.

Soo Ah est une jeune fille plutôt solitaire et renfrognée, qui semble avoir des difficultés à se faire des amis. Elle semble par ailleurs présenter quelques troubles du comportement, comme compter ses pas. Trois relations amicales ou amoureuses sont développées. Si aucune ne lui convient, elles lui permettent de faire ses propres expériences.

Lorsqu’elle aide une camarade de classe, Ye Rin, s’étant fait brutaliser par d’autres collégiennes, cette dernière se rapproche rapidement d’elle. Quelques paroles et rendez-vous suffisent à rendre ces deux adolescentes solitaires amies. Elles sont à l’opposée l’une de l’autre : son amie est jolie, douée à l’école et riche. Cela ne les empêche pas de s’apprécier et de s’amuser ensemble. Soo Ah explore aussi sa sexualité. [SPOILER]Lors d’une nuit où Soo Ah reste dormir chez son amie, alors que celle-ci dort, elle lui caresse tendrement le visage et les cheveux avant de déposer un baiser sur ses lèvres.[/SPOILER]

Lorsque les deux amies rompent le contact en raison d’un malentendu, Soo Ah se rapproche d’une ancienne amie plus âgée, Eun Ji. Celle-ci est une petite délinquante, séchant l’école, et travaillant dans un karaoké. Elle invite des hommes d’âge mur chanter avec elle, ils en profitent pour la peloter contre de l’argent (et plus ?).

La dernière relation qu’elle entretient est celle avec un garçon de son quartier, Dae Hyun. Elle ne l’apprécie pas vraiment mais diverses circonstances font qu’ils se croisent régulièrement. L’adolescent semble se soucier d’elle lorsqu’il la voit régulièrement seul.

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Avec ces trois relations très différentes, Soo Ah expérimente diverses choses mais s’oppose surtout à sa mère. La voir ignorer ses problèmes, ne pas venir à sa cérémonie de remise des diplômes, se rapprocher d’un homme s’occupant d’une décharge, ne lui plaît pas. Elle aimerait avoir son attention. Elle se renferme alors dans un monde imaginaire. Elle a en effet plusieurs hallucinations qui concernent notamment son père et la chanteuse Yoon Sur Young.

Soo Ah est fan d’une chanteuse populaire. Elle découpe ses photographies, écrit un journal en collant des images et en s’adressant à elle, la regarde à la télévision… Peu à peu, elle pense que Yoon Sur Young est sa mère biologique. Elle est alors décidée à la voir pour la questionner. Celle-ci donnant un concert à Séoul, Soo Ah prend le train seule pour la retrouver.

Soo Ah mélange la réalité et la fiction dans son monde imaginaire. Les hallucinations sont impossibles à manquer, surtout celles concernant Yoon Sur Young. En effet, elles détonnent par rapport au reste du film. Les couleurs sont chatoyantes, dans des tons rouges. A chaque apparition de Yoon Sur Young, le spectateur peut assister à un véritable show ! Étrangement, cela se fond bien dans le film. Celui-ci est dans un style plutôt lent, sans être contemplatif, mais notant les gestes du quotidien, avec souvent Soo Ah au centre. Elle est vu attristée lorsque son VCR cesse de fonctionner, en train de marcher dans la rue avec un bâton dans une main et faisant du bruit sur une clôture, ou encore parlant avec les femmes du quartier qui la connaissent depuis longtemps. Une scène s’attarde sur le placement d’un miroir, où la mère de Soo Ah clame ne pas en avoir besoin, symbolisant ainsi son besoin de s’apprêter passé. Son compagnon n’est cependant pas de cet avis.

The wonder years est un film authentique, avec des personnages sincères, parfaitement joués par un casting talentueux. Lee Se Young s’est parfaitement appropriée le rôle de cette adolescente renfermée tandis que Chu Sang Mi brille dans son interprétation de cette mère qui essaye d’élever sa fille tout en essayant d’avoir sa propre vie. A noter la performance de Kim Yoon Ah qu’il est toujours fabuleux d’écouter. Cependant, j’ai moyennement aimé ce film lors mon visionnage notamment dû à sa lenteur d’exécution. Toutefois, réfléchir dessus pour écrire cet article m’a permis de mieux le comprendre et de l’apprécier à sa juste valeur.

Ressenti : ★★★☆☆