Les femmes coréennes dans la production audiovisuelle·Réalisateurs & Réalisatrices

[K-Director] Kim Gina

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Nom : 김진아 / Kim Jin Ah
Nom alternatif : Kim Gina
Pays : Corée du Sud
Date de naissance : 31/12/1973

Gina Kim est née le 31 décembre 1973 en Corée du Sud. Elle a gagné de l’expérience en tant que dramaturge, réalisatrice et actrice à travers des cours de théâtre tout en étudiant la peinture occidentale à Séoul. Elle a progressivement étendu son intérêt pour la peinture aux médias visuels. Elle a ainsi réalisé plusieurs vidéos expérimentales pendant ses études. Elle s’est installée aux Etats-Unis en 1995. Entre 1995 et 2001, elle a réalisé neuf courts-métrages.

En déménageant aux Etats-Unis en 1995 pour sa maîtrise des beaux-arts, elle a commencé à filmer sa vie. Ce journal intime vidéo est sorti en 2002 sous le titre Gina Kim’s Video Diary et raconte sa vision d’une femme moderne nomade. Gina Kim a quitté le foyer familial à 22 ans par peur de devenir comme sa mère, une femme au foyer obèse. Dans un pays inconnu, s’adaptant difficilement à sa nouvelle vie puisque ses rêves se brisent et souffrant d’anorexie, elle a documenté sa vie de tous les jours avec une caméra pendant six ans. Ce n’est qu’en étant hospitalisée et grâce à ce narcissisme présent dans le témoignage de sa vie qu’elle a fini par s’accepter, elle et son corps, ainsi que sa mère. Projeté au festival du film de Berlin, Gina Kim’s Video Diary était décrit dans le catalogue comme «  un compte-rendu extrêmement personnel des peurs, fantasmes et projections d’une femme » qui « offre au spectateur un autoportrait inhabituel profondément troublant, émouvant et affirmant la vie ».

Elle a ensuite alterné des travaux documentaires et de fiction. A la suite du succès de son œuvre autobiographique, elle a continué à réaliser des films répondant aux mêmes préoccupations. Invisible Light (2003) suit les voyages physiques et psychologiques de deux femmes, l’une coréenne et l’autre coréo-américaine. Il a été diffusé dans plusieurs festivals de films dans plusieurs pays et a gagné un prix spécial en 2004 au festival du film féminin de Séoul.

Son film suivant, Never Forever, est la première co-production entre les Etats-Unis et la Corée du Sud. Sophie (Vera Farmiga) semble avoir une vie idyllique. Elle est une femme au foyer parfaite pour Andrew (David Lee McInnis), son mari américain d’origine asiatique. Leur relation est cependant mise à l’épreuve quand elle ne peut pas concevoir un enfant. Pour sauver son mariage, elle initie une aventure audacieuse et clandestine avec Jihah (Ha Jung Woo) un immigré clandestin de Corée. Ce nouvel arrangement pourrait en réalité détruire tout son bonheur… Il est sorti en 2007 au festival du film de Sundance et a été nominé pour le prix du grand jury. Il a gagné le prix du jury en 2007 au festival du film américain de Dauville.

Elle est ensuite revenue à son travail documentaire. Suite à la demande de la Korea Foundation, elle a réalisé un essai intitulé Faces of Seoul. Elle a dessiné le portrait d’une ville en constante transformation. Son point de vue est celui-ci d’une ancienne habitante, aujourd’hui expatriée, dont la connaissance de la ville n’est ni contemporaine ni pertinente. Simplement un regard intime. Ce film est composé d’images d’archive et de nouvelles bandes. Son film est projeté en 2009 lors du festival du film de Venise où elle était invitée en tant que membre du jury.

En 2013, elle a réalisé Final recipe, une coproduction pionnière entre la Chine et la Corée du Sud avec Michelle Yeoh et Henry Lau. L’histoire se concentre sur un concours culinaire sur fond d’histoire familiale. Le film a été projeté dans plusieurs festivals dont celui de Berlin en tant que film d’ouverture pour la section cinéma culinaire.

Sa dernière production est un court-métrage en réalité virtuelle intitulé Bloodless. Sorti en 2017, il est basé sur une histoire vraie sur l’armée américaine stationnée en Corée de Sud.

Gina Kim a été récompensée de nombreuses fois pour ses films qui ont souvent été projetés lors de festivals. Elle est aussi impliquée en tant qu’académicienne. De 2004 à 2007, et en 2013 et 2014, elle a enseigné la production de films et a donné des cours théoriques à l’université d’Harvard, devenant la première femme asiatique à enseigner dans le département des études visuelles et environnementales. Son cours sur le cinéma coréen était aussi le premier enseigné dans une université Ivy League. En 2014, elle a reçu un certificat d’excellence en enseignement en reconnaissance de ses réalisations dans la poursuite des études de premier cycle et de la diversité du programme universitaire pendant ses années à Harvard.

En 2015, elle a rejoint la faculté du Département de cinéma, télévision et médias numériques de l’Université de Californie à Los Angeles. Elle a continué de donner des conférences publiques dans des établissements d’enseignement du monde entier pour donner un aperçu de la coproduction internationale et promouvoir l’importance du film dans les questions de genre, de transnationalisme et de justice sociale.

En 2018, le magazine Variety a classé Gina Kim parmi les « meilleurs enseignants du cinéma et de la télévision », notant la « compréhension approfondie de l’avenir de la technologie du divertissement ». Dans son enseignement et son art, Gina Kim est une cinéaste attentive aux différences linguistiques, raciales et nationales, tout en s’efforçant également de les transcender.

Filmographie :

  • 동두천 – Bloodless (2017)
  • 파이널 레시피 – Final recipe (2013)
  • 서울의 얼굴 – Faces of Seoul (2009)
  • 두번째 사랑 – Never forever (2007)
  • 그 집 앞 – Invisible light (2003)
  • 김진아의 비디오 일기 – Gina Kim’s Video Diary (2002)
  • 다채로와지는 아침 – Morning Becomes Eclectic (2001)
  • 빈 집 – Empty House (1999)
  • 날아다니는 식욕 – Flying appetite (1998)
  • 문 – Door (1997)
  • 걷기 – Walking (1996)
  • 지나가는 자리 – Passing Eyes (1995)
  • 내가 그리는 그림 – The Picture I Draw (1995)
  • 당신들의 세상 – Ok Man, This Is Your World (1995)
  • 히로인 – Heroine (1995)

Sources :
Korean Film Council
Gina Kim Website

6 commentaires sur “[K-Director] Kim Gina

  1. Ha, du coup je découvre le portrait de la réalisatrice après avoir lu sur Final Recipe, mais c’est sympa aussi, ça donne du contexte ^^
    Merci pour c enouveau portrait ♥ (nouveau pour moi, vu qu’il a quand même quelques semaines^^)

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    1. Oui, j’hésite toujours à rédiger le portrait avant ou après avoir vu le film prévu. XD
      Ah les articles ne disparaîtront pas et peuvent être découverts n’importe quand ! ^^

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